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1er février 2013

Grève du 31

Elle n’était pas fourre-tout et on a entendu le SNUipp contre cette réforme des rythmes.

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2013/02/01/les-fonctionnaires-attendent-toujours-le-changement

Dans le cortège des fonctionnaires hier à Chalon on a parlé salaires, journée de carence et aussi beaucoup des rythmes scolaires. Partager Envoyer à un ami

La première manifestation départementale de la fonction publique organisée depuis le changement de gouvernement est loin d’avoir fait le plein hier à Chalon. 250 personnes dans les rues, c’est en effet assez peu. Faut-il en déduire que les fonctionnaires renâclent à s’opposer à un pouvoir de gauche ? « Non, je ne crois pas, estimait hier Claude Cadot de la CGT. Mais certains ont placé beaucoup d’espoir dans la victoire du 6 mai et préfèrent laisser encore un peu de temps au gouvernement. L’amertume des dernières luttes où rien n’avait été obtenu malgré une mobilisation massive doit jouer aussi un peu. »

Avec sa pancarte « Hollande Sarkozy, même politique antisociale », Pierre, professeur d’histoire-géo à Louhans, refuse de trouver la moindre excuse au nouveau gouvernement : « Rien n’a changé. Les indices sont toujours gelés, la journée de carence est toujours là. On continue de casser les statuts et les conditions de travail se dégradent. On reste dans la même logique libérale. » Avec 17 ans d’ancienneté au compteur et seulement 2 000 euros mensuels nets, le professeur est amer : « Je suis cadre de catégorie A, vous connaissez beaucoup de cadres dans le privé qui gagnent ça au bout de 17 ans ? » Franck, agent du laboratoire des Ponts et chaussées d’Autun est, lui aussi, venu manifester pour la défense des salaires. Lui aussi gagne 2 000 euros et il revendique 30 ans d’ancienneté. La question des salaires, on la retrouve dans la bouche de Jean-Louis qui portait hier la banderole des agents du centre hospitalier de Chalon. Au bout de 10 ans, l’aide-soignant émarge toujours au SMIC. Isabelle, professeur de SVT à Louhans s’en sort mieux avec 2 200 euros : « Mais j’ai 24 ans d’ancienneté et un bac + 5. Nous payer comme ça, c’est un manque de respect. » Rythmes scolaires : la réforme qui ne passe pas

L’enseignante n’était pas venue défiler que pour son salaire, mais aussi pour protester contre la réforme des rythmes scolaires. Hier, les profs étaient d’ailleurs les fonctionnaires les plus représentés dans les rangs de la manifestation chalonnaise et tous n’avaient que des mots très durs à adresser au ministre de l’Éducation nationale. « On va le dégager comme Allègre ! » lâche Pierre. « On demande une réécriture du décret. On veut bien une réforme, mais pas comme ça. Là c’est du bricolage », estime Marie, institutrice au Creusot. Pour bien faire entendre son message, la jeune femme avait d’ailleurs endossé un bleu de travail et s’était fabriqué une pancarte sur laquelle on pouvait voir une photo de Vincent Peillon au-dessous du texte : « Monsieur Bricolage ». Christophe, directeur d’école à Sennecé-lès-Mâcon (8 ans d’ancienneté et 1 890 euros de salaire net) s’inquiète, lui aussi, du « grand bazar » qui s’annonce : « On est déçu parce que ce gouvernement fait pour l’école. Ils ont énoncé de grands principes, mais rien de concret. Et surtout, ils font les choses dans la précipitation. On aurait aimé qu’ils prennent le temps de discuter de ces réformes. » Dans le cortège, hier, un petit garçon portait un panneau : « Rythmes scolaires : déjà la semaine de 40 heures à 6 ans ! »

 

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