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4 septembre 2013

Rythmes Scolaires : L’expérience lilloise

Dans un groupe scolaire d’un quartier défavorisé de Lille, la modification du temps scolaire n’a pas attendu le décret de Vincent Peillon.

Depuis plus de 16 ans, un projet innovant s’est monté dans la concertation entre les enseignants (tous volontaires) et la collectivité territoriale qui a confié l’animation des activités périscolaires aux Francas. Ce projet a bénéficié de l’expertise et de l’accompagnement de Claire Leconte professeur émérite de psychologie de l’éducation et chercheur en chronobiologie.

Depuis sa mise en place, ce projet a essaimé à Lomme (commune de la communauté lilloise) où un autre groupe scolaire a choisi d’adopter la même organisation des temps scolaires.

Dans ces écoles, le temps scolaire se répartit sur 7 demi-journées. Avec le nouveau décret Peillon qui impose une répartition sur 9 demi-journées, cet aménagement ne sera donc plus possible alors qu’il semble produire des effets très satisfaisants pour les enfants et les personnels.

Le temps scolaire s’y concentre sur 5 matinées de 4 heures, les enfants étant plus réceptifs aux apprentissages les matins (selon les études, les pics d’attention se produisent de 9h30 à 11h puis de 15h30 à 17h). Les heures d’enseignement restantes se répartissent sur 2 après-midis de 2 heures. Dans ce cadre, les animations périscolaires se déroulent sur 2 après-midis entiers.

Pour Claire Leconte, une organisation de ce type permet de satisfaire les besoins de l’enfant mais aussi d’améliorer les conditions de travail des enseignants.

Selon elle, sur les 2 après-midis libérés, les enseignants réalisent « toutes leurs activités « invisibles » ». « Ils gagnent ainsi du temps, et bien que restant sur place chaque jour pour réaliser toutes ces activités, ils constatent qu’à la fin de la journée d’école, en rentrant chez eux, ils peuvent se consacrer à leur famille ».

Pour Claire Leconte, la qualité des activités périscolaires est aussi garantie par cette organisation du temps qui permet aux animateurs de s’investir sur 2 après-midis entiers à partir du temps de restauration. Elle est « convaincue » que ce type de dispositif « ne peut qu’aider les petites communes à mettre en œuvre la réforme car elles ont moins d’animateurs à recruter (on peut les faire tourner sur les écoles en ne libérant pas les mêmes après-midis), et surtout elles pourront en recruter plus facilement dans une formule de ce type ». De plus, souligne-t-elle, « un rapport de la Cour des comptes de 2010 signalait l’intérêt pour les enfants d’une telle organisation ».

Pour le SNUipp-FSU ce type d’expérience montre que la réforme des rythmes doit s’appuyer sur les dispositifs existants qui permettent de dégager des analyses pertinentes sur l’amélioration des apprentissages et des conditions de travail des personnels dans le cadre d’un changement de l’organisation des temps de l’enfant. Le décret doit donc être réécrit pour permettre plus de souplesse dans l’organisation de ces temps.

 

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