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14 septembre 2015

PPCR : analyse du conseil syndical du SNUipp71

Négociations salaires et carrière fonction publique

PPCR : ce qu’en pense le conseil syndical du SNUipp71

Le projet d’accord relatif à « l’avenir de la Fonction publique : la modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations » (PPCR) a été rendu public, concluant de longs mois de réunions et de séquences de travail entre les organisations syndicales et le ministère de la fonction publique. Ce projet d’accord est désormais soumis à signature, ou pas, chaque fédération syndicale de fonctionnaires devant faire remonter sa position avant le 30 septembre. Le SNUipp71, réuni en conseil syndical ce samedi 12 septembre, s’est prononcé sur le projet.

Salaires : transformation de l’ISAE en points d’indice. Si le SNUipp71 est favorable à une transformation de l’indemnitaire en points d’indice (plus favorable pour le calcul de la retraite), cette mesure exclue l’harmonisation de l’ISAE (400 euros annuels bruts) avec l’ISOE du second degré (1200 euros), ce qui n’est pas acceptable. L’ISAE à 1200 Euros pour tous, c’est maintenant ! Voir la campagne ICI

Salaires : revalorisation des échelons des grille A (classe normale et hors classe) Cette revalorisation concerne essentiellement les début de carrière et les collègues à la hors classe. C’est pourtant l’ensemble des collègues qu’il faut revaloriser ! Rappel sur le pouvoir d’achat : aucune augmentation de points d’indice par échelon depuis 2000, gel de la valeur du point d’indice depuis 2010 et augmentation des cotisations. En quinze ans, les professeurs des écoles et instituteurs ont perdu près de 15% de leur pouvoir d’achat ! Le SNUipp71 exige l’augmentation pour chaque échelon de 50 points d’indice, ainsi que le dégel immédiat du point d’indice, son indexation sur les prix et des mesures de rattrapage des pertes de pouvoir d’achat. Cette revalorisation doit être bénéfique à tous !

Avancement de carrière : le mécanisme reposerait sur un rythme moyen pour tous et sur l’octroi de 8 mois de réduction d’ancienneté tous les 3 ans pour 25% des agents. La réforme Chatel, éjectée en son temps par le SNUipp et consorts, revient par la fenêtre. A savoir : un quota prédéfini de collègues qui bénéficieront d’un avancement accéléré, à l’appréciation de l’IEN, selon des critères subjectifs, donc peu transparents. Prime aux services rendus ?!? Le SNUipp71 revendique un rythme d’avancement qui soit le même pour tous, aligné sur le rythme actuel le plus rapide, comme...pour les IEN !

Avancement de carrière : une carrière complète devrait se dérouler sur au moins 2 grades (classe normale, hors classe) ce qui signifie que tous les enseignants accéderaient à la hors classe. Mais surprise... création d’un troisième grade, supérieur à la hors classe, et ouvert « aux agents ayant fait preuve d’une valeur professionnelle exceptionnelle » ou ayant assuré des fonctions particulières. Que l’ensemble des collègues (à la carrière complète, s’il fallait le préciser) accède à la hors classe (ce qui in fine veut dire accéder à des indices supérieurs que celui du 11è échelon de la classe normale) est une perspective engageante de prime abord. On se demande tout de même pourquoi garder deux grades (classe normale et hors classe) si chaque enseignant (ou presque) traverse les deux. Surtout on se demande s’il y aura des quotas d’accès aux échelons supérieurs de la hors classe. Rien n’est dit à ce sujet. En parallèle, se préparerait la création d’un nouveau grade, supérieur aux deux autres, et dont le critère d’accès est bel et bien (aurais-je mal lu ?)...le mérite. C’est ce que l’on pourrait poliment appeler la saleté du paquet. Qui avait dit que le mérite était une valeur monopolisée par la droite ? Ce gouvernement socialiste nous le ressert chez les profs, une fois de plus. Mérite au service rendu, ou pour occuper certaines fonctions (directeur, certains postes à profil...), fonctions qui ont été progressivement isolées du reste de la profession par le pilotage de l’institution scolaire (lire à ce sujet l’instructive interview de Vincent Dupriez, professeur de sciences de l’éducation, dans le Fenêtre sur Cours n°414 du 28 août 2014, page 17). Le projet DRH de demain n’est pas nouveau mais se confirme : des profs lambdas, mal formés, mal payés, sanctionables (reculs d’avancement prévus dans le projet) et des profs bien vus de leur hiérarchie, qui bénéficieront d’avancement de carrière selon leur "valeur professionnelle exceptionnelle", ou leur poste. Restera à définir ce qu’est une valeur professionnelle exceptionnelle...ou un poste exceptionnel (même si on a déjà une petite idée). Enfin, quid de l’avancement des collègues aux parcours de vie atypiques, des collègues en désaccord avec leur supérieur hiérarchique, des élus du personnel...etc.

Si vous aviez encore quelques doutes... Le plus instructif est le calendrier de la mise en place dudit accord : rien avant...2017 ! Ne riez pas, ou jaune. Cela sous-entend que le gouvernement se projette dans une victoire aux élections présidentielles et législatives de 2017 pour que l’accord se mette en place (le calendrier s’étale jusqu’à 2020).

Plus fort...le débat sur le dégel du point d’indice (prévu en février 2016) est indexé...à la signature majoritaire de l’accord. Autrement dit, pas de signature, pas de débat. De même, si l’accord est signé, toute organisation ne l’ayant pas approuvé sort ipso facto de toute négociation à venir (notamment sur les décrets d’application de l’accord). Vous avez dit dialogue social ? Oui, version socialiste. Croyez-vous que Messieurs Valls et Macron tiennent ce type de propos au MEDEF ? Gattaz...soit tu signes, soit tu sors ! Non mais.... !

Le conseil syndical du SNUipp71, vous l’aurez compris, s’est positionné contre la signature de l’accord mais, il n’est pas certain que notre position l’emporte. Hormis les acoquinés au parti socialiste, aucune organisation syndicale à la date de la rédaction de cet article ne s’est clairement positionnée sur ce sujet, le débat est vif un peu partout.

Cette décision concourra à celle du SNUipp national, puis à celle de la FSU, qui transmettra sa position finale le 30 septembre à la ministre. Nous concernant, si la FSU poursuit les négociations (et donc signe l’accord, pour négocier ensuite son application), ou si la FSU signe contre l’accord, cela ne peut se faire dans aucun cas sans engager un rapport de force.

Ce rapport de force, dans la lignée de la grève du 9 avril, aura pour première étape le 8 octobre. Le SNUipp71, au sein d’une intersyndicale à définir, entendra faire valoir à cette occasion la voix des collègues sur nos salaires et nos carrières.

 

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