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18 décembre 2020

Direction d’école : le SNUipp se positionne

Les résultats de l’enquête nationale du SNUipp-FSU

D’après les résultats de notre enquête menée auprès des directrices et des directeurs d’écoles, les propositions ministérielles sur les temps de décharge et la revalorisation de l’ISS n’emportent pas leur adhésion !

Ces résultats ont été communiqué au ministère par le SNUipp-FSU lors d’une audience le 16 décembre.

Pour en savoir plus :

manque d’adhésion aux mesures sur la direction


06 octobre 2020

Groupe de travail Ministériel : compte-rendu

Sur le sujet lire aussi : direction : petits bougés, grands besoins !

06 octobre 2020

Le SNUipp-FSU a participé au groupe de travail sur la direction avec le ministère le 23 septembre 2020.

Le SNUipp-FSU a tout d’abord dénoncé l’absence de documents de travail et interrogé le ministère sur le bilan, demandé préalablement sur la mise en application de la circulaire du 27 août.

Devant l’absence de réponse de l’administration, nous avons fait état d’une mise en place partielle des mesures préconisées par la circulaire et devant s’appliquer dès la rentrée dans certains départements. Le ministère en a pris note et a accédé à notre demande de rappel en direction des IA-Dasen.

Nous avons évoqué :

La mise en place des 2 jours de formation sur des mercredis après-midi alors que les directeurs-trices sont submergé-es et ont besoin de plus de temps. La sous-représentation, voire l’absence des organisations syndicales dans les groupes départementaux. La demande persistante de remontées de tableaux concernant les 108h. L’épuisement des directrices et directeurs face aux multiples protocoles, aux ordres et contre ordres à gérer, à la surcharge de travail liée à la situation sanitaire et à des pressions multiples.

Pour le SNUipp-FSU, il est urgent que le travail de direction soit allégé de toutes les tâches non urgentes : projet d’école, PPMS quand il n’y a pas d’évolution de structure, enquêtes diverses et variées, CSP à entrer dans Onde etc…

Nous avons aussi alerté sur le droit à la déconnexion : il n’est pas normal que des directrices ou directeurs reçoivent des appels de leur hiérarchie et/ou messages le week-end. De même, il est aussi indispensable de veiller au maintien des décharge de direction, qui ne doivent pas servir à pallier le manque de remplaçant-es.

En ce jour très particulier, un an jour pour jour après le suicide de Chrstine Renon, on ne pouvait que faire le constat d’une dégradation encore plus terrible des conditions de travail des directrices et directeurs, que la crise sanitaire ne peut suffire à expliquer.Pourtant, en octobre 2019, le SNUipp-FSU avait remis au ministre une liste de 15 mesures d’allègement qui auraient pu améliorer le quotidien de nos collègues,et ne coûtant rien en termes de moyens. Il n’est plus possible de continuer à déclarer l’urgence, il est à présent indispensable que la volonté politique affichée se concrétise dans le quotidien des directrices et directeurs.

Un rendez-vous avec le ministre pour établir le bilan des discussions et annoncer des décisions devrait avoir lieu mi-octobre/début novembre. Décharges

Concernant les décharges, le SNUipp-FSU a réaffirmé sa position : il ne doit plus y avoir d’école sans décharge hebdomadaire et les quotités de décharges des autres écoles doivent augmenter. Il a aussi rappelé que les temps de décharge de direction devaient pouvoir permettre l’animation de l’équipe, les relations aux familles, l’élaboration et la conduite de projets et non être seulement dévolus à la gestion des tâches administratives. « Se recentrer sur le cœur du métier » : c’est ce qu’affirmaient les directeurs et directrices dans l’enquête ministérielle à l’automne dernier.

Nous avons dénoncé le fait de ne pas disposer des projets chiffrés promis lors du dernier groupe de travail. Le ministère a répondu être en attente d’arbitrage concernant le projet de loi de finance lundi 28 septembre et nous fournir des projections pour la prochaine réunion, le 7 octobre. Le SNUipp-FSU a réaffirmé la nécessité d’avancer au plus vite sur cette question des décharges.

Le ministère a priorisé son argumentaire sur la situation des petites écoles pour lesquelles il réfléchit à la mise en place d’un huitième de décharge, qui, s’il ne répond ni à l’exigence du SNUipp-FSU d’1/4 de décharge, ni aux besoins des écoles, permet la mise en place d’une décharge régulière bimensuelle améliorant ainsi l’existant.

Le coût en termes de postes étant jugé trop élevé, plus de 1000 ETP, le ministère a tenté de proposer de l’indemnitaire à la place de temps de décharge et des décharges « volantes » par des dotations en jours allouées aux circonscriptions, que les IEN répartiraient en fonction des besoins. La plupart des organisations syndicales ont opposé une fin de non-recevoir aux diverses propositions : des décharges régulières effectuées par les mêmes personnels sont indispensables et doivent être mises en place partout.

Au ministère qui arguait de possibles difficultés de mise place de huitièmes de décharges, le SNUipp-FSU a répondu que les TRS effectuaient déjà des décharges de direction à quotité variable sans problème, tout en fonctionnant par journée entière de remplacement, et que la volonté des circonscriptions permettait la mise en place de jour de décharge commun pour des écoles d’un même territoire ou d’un même RPI, bref qu’il n’y avait, à notre sens, aucun frein à la mise en place effective.

À ce stade, le ministère n’apporte aucune proposition à la nécessaire augmentation des quotités existantes pour l’ensemble des autres écoles (4 classes et +) et se contente d’affirmer répondre à la priorité revendiquée par les organisations syndicales pour les petites écoles.

Délégations de compétences

Le SNUipp-FSU a exprimé son étonnement quant au choix de travailler à partir d’une proposition de loi toujours en cheminement parlementaire et a rappelé que les directeurs et directrices n’étaient pas en demande de plus de compétences mais de moins de contrôle, de tâches inutiles …. Le ministère a proposé une réflexion sur de possibles délégations pour :

L’accueil et l’accompagnement des stagiaires et néo-titulaires ; L’école inclusive et la coordination des PIAL ; Les activités périscolaires et extrascolaires en lien avec le projet d’école ; L’articulation du temps de l’enfant : PEDT, parcours inter cycles (maternelle/élémentaire, élémentaire/collège). Le SNUipp-FSU a alerté sur le premier point faisant remarquer que les directeurs-trices du premier degré ne font pas partie du dispositif d’accompagnement de stagiaires puisqu’ils-elles sont suivi-es par des personnels spécialisé-es, les PEMF. Il a fait remarquer que la décharge liée à la coordination de PIAL de circonscription est prévue par les textes, ce qui n’empêche cependant pas de faire évoluer les choses. Il a aussi affirmé que les délégations de compétences devaient simplifier le travail des directeurs et directrices, en supprimant par exemple des validations de l’IEN, mais en aucun cas générer de tâches supplémentaires.

Cette discussion a mis en évidence, une fois de plus, la méconnaissance du premier degré et une volonté d’établir des directions à la carte, le DGESCO souhaitant lister les tâches pour lesquelles les directeurs et directrices pouvaient avoir « des appétences » et vouloir réfléchir à un autre système n’obligeant pas à « une toise identique pour tout le monde » et notant qu’il n’était pas surpris des réactions syndicales car « quand on veut faire évoluer une culture, il faut du temps » !

Les organisations syndicales devraient être destinataires pour le prochain groupe de travail d’un tableau à triple colonne listant les tâches :

dont la validation de l’IEN sera interrogée ; effectuées par les directeurs et directrices alors qu’elles ne font pas partie du référentiel de compétences ; sur lesquelles les directeurs et directrices souhaiteraient s’investir.

Le SNUipp-FSU a réaffirmé son attachement à une grille de décharges nationale et son opposition à la mise en place d’école à la carte. Il a demandé que les discussions soient priorisées : allègement des tâches par suppression effective des travaux non urgents, décharges et délégations de compétences dans un but de simplification des tâches.

Sur le sujet lire aussi : direction : petits bougés, grands besoins !


14 mai

Comme beaucoup de sujets en ce moment, en particulier sur les droits des salarié.es, la crise sanitaire est l’occasion rêvée d’avancer vite.

A l’instar des propos de Blanquer qui n’a de cesse d’accélérer son projet d’une nouvelle école, individualisée pour les élèves et au niveau de son "management", ce projet de loi est sans surprise mais prend appui sur l’engagement des directeurs et directrice d’école en ce moment, en les considérant comme des chefs d’établissement les mieux à même de prendre les meilleurs décisions locale.

Sous-couvert de l’originalité rappelée du système français qui n’a pas de chefs d’établissement dans le 1er degré, c’est un moyen d’institutionnaliser la territorialisation de l’éducation nationale déjà bien engagée, particulièrement depuis la réforme des rythmes scolaires, et avec les pouvoirs croissants donnés aux recteurs-trices, qui s’affranchissent bien souvent des consignes de la rue de Grenelle.

Ce projet de loi brosse dans le sens du poil le nouveau management :

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proposition-loi-12mai2020

- Affirmation des "missions essentielles du directeur d’école", - "Tel un chef d’orchestre il met en musique la partition de chacun pour créer une symphonie harmonieuse où chacun peut s’épanouir." - "Les directeurs ne sont plus chargés des activités pédagogiques complémentaires (APC)." - "Pour les directeurs d’écoles de plus de 8 classes, il est précisé qu’ils ne sont plus chargés de classe." - "une bonification indemnitaire leur est attribuée et un avancement de carrière spécifique en favorisant une progression de carrière accélérée, en dehors des contingents réservés aux enseignants."

Ce qui fait tiquer le SNUipp-FSU

- "le directeur est décisionnaire lors des débats qu’il organise pour assurer le bon fonctionnement de l’école sur le plan pédagogique comme sur celui de la vie de l’école". Quid du conseil des maîtres ?

- "il a autorité pour prendre des décisions en lien avec ses différentes missions ainsi que sur les personnels qui sont sous sa responsabilité ( !) durant le temps scolaire, sans en être le responsable hiérarchique". Le projet de texte précise : "Il est délégataire de l’autorité académique pour le bon fonctionnement de l’école dont il a la direction.", autrement dit, il change de camp.

- "en cas de graves dysfonctionnements de son établissement ou de mise en danger des personnes, il peut prendre toutes dispositions nécessaires pour rétablir le bon fonctionnement et la sécurité des biens et des personnes". Une phrase étonnante, en lien avec le contexte actuel ?

- l’article 2 crée un "emploi fonctionnel pour les directeurs d’école. Ainsi, sans changer de corps, il est reconnu la spécificité de leurs missions et responsabilités." Soit, c’est déjà le cas...bien que nombreuses responsabilités restent invisibles dans les textes

- "Une feuille de route sera donc établie au niveau national, encadrant la fonction selon les missions stipulées dans le référentiel métier publié au BO de décembre 2014. Cette feuille de route pourra, par exemple, être personnalisée par le DASEN pour tenir compte des compétences du directeur, des spécificités du poste, du projet d’école ou encore des particularités territoriales." En clair : généralisation des postes à profil pour la direction d’école.

- "Dans les écoles de 8 classes et plus, le directeur n’est pas chargé de classe (quel directeur serait contre cette mesure ? Pour autant, si on ouvre les postes comme pour les psy à des professionnels qui ne viennent plus du sérail éducation nationale mais de celui des ressources humaines, la dynamique va changer dans les écoles...politique du résultat, du chiffre, etc. Comme à l’hôpital. ). Il participe à l’encadrement du système éducatif et aux actions d’éducation et peut donc se voir confier d’autres fonctions concourant à l’exécution du service public d’éducation (tiens donc...). En fonction de la feuille de route définissant l’emploi fonctionnel, il peut être chargé de missions d’enseignement, d’accompagnement, de formation ou de coordination, lorsque sa mission de direction n’est pas à temps plein." [...] (pôles inclusifs d’accompagnement localisés (Pial), réseaux d’éducation prioritaire (REP), Réseau d’éducation prioritaire renforcé (Rep renforcé), regroupement pédagogique intercommunal (RPI))."

Enfin, seule réponse apportée pour

- l’aide à la direction : il est proposé aux "communes ou communautés de communes ayant la compétence scolaire de mettre à disposition du directeur d’école une aide de conciergerie ou une aide administrative, en fonction des besoins exprimés par le conseil d’école."

- l’allègement des tâches : lors des élections des représentants des parents d’élèves, "les représentants d’une liste unique [seront] élus directement sans organisation ni matérielle ni par correspondance des élections." Ben tiens....si pour alléger les tâches on commençait par celles liées à la démocratie à l’école...C’est vrai que ça prend du temps la démocratie...Par contre on laisse intactes les tâches liées au pilotage des chefs. Ouf !

- l’allègement des responsabilités : le "PPMS ne doit pas être supprimé mais pris en charge par des personnels compétents en matière de sécurité. L’écriture du PPMS et la lourdeur administrative qui l’accompagne sont devenues une charge très lourde dans le quotidien du directeur d’école, tant sur le plan administratif qu’en terme de responsabilité." Why not ? Ceci étant dit, difficile de faire un PPMS sans le moindre concours d’un représentant de l’école...Donc il faudra d’une manière ou une autre s’y coller

Le SNUipp ne voit aucune réponse aux écoles à taille humaine, qui laissent craindre qu’elles sont vouées à disparaitre à moyen terme avec un serpent de mer issu de "l’ancien monde" dont le nom évolue mais pas le concept : EPEP, établissement des savoirs fondamentaux...

Un chantier de plus qui se rouvre. Mais le contexte actuel est pour nous une formidable occasion de rappeler partout que l’absence de statut ou d’emploi fonctionnel pour les directrices et directeurs d’écoles est protecteur pour elles et eux. Ils et elles ont un travail monstre dans la période, ce sont ces personnels qui tiennent la baraque de l’Éducation Nationale dans la période. Mais, contrairement aux chefs d’établissement ou aux IEN, ils et elles n’ont pas les mêmes responsabilités. C’est bien ce qui ennuie nos gouvernants et qui nous permet de montrer pourquoi ça ne revient pas par hasard en ce moment.

POURQUOI LE SNUIPP NE VEUT PAS DE STATUT DE DIRECTION ?

LIRE ICI : https://www.snuipp.fr/publications/articles/quelle-direction-d-ecole-f4a89301-1910-4b8f-8fc4-5be777156d4f


4 pages du SNUipp pour la direction d’école : https://www.snuipp.fr/actualites/posts/direction-d-ecole-pour-des-mesures-ambitieuses

Le SNUipp-FSU réclame des mesure d’urgence pour la direction d’école

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Mesures_d’urgence direction

Article du 1er octobre 2019

Prévenir l’épuisement professionnel : lien vers un article du snuipp national rédigé et mis en ligne suite à la CHSCT ministériel exceptionnel sur les conditions de travail. https://www.snuipp.fr/actualites/posts/prevenir-l-epuisement-professionnel

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Le SNUipp-FSU 71 continue de recueillir les doléances de nos collègues. Nous irons voir l’IA-DASEN de Saône-et-Loire témoigner de l’exaspération de nos collègues sur les contrôles tatillons, les pratiques obligatoires, les injonctions contradictoires et autres lubies institutionnelles qui plombent le métier au quotidien.

D’ailleurs, mercredi s’est tenu le CHSCT ministériel exceptionnel relatif aux conditions de travail suite aux nombreux suicides des derniers mois dans l’éducation nationale, à la triste image de celui de Christine Renon, à Pantin, le 26 septembre dernier.

Mercredi, le SNUipp71 a donné une conférence de presse sur le sujet à retrouver ici : https://www.info-chalon.com/articles/saone-et-loire/2019/11/06/40922/enseignement-le-snuipp-saone-et-loire-pointe-le-mal-etre-de-plus-en-plus-courant-du-monde-enseignant/

Ainsi qu’une petite interview sur radio Bresse, à retrouver sur le journal du 7 novembre ici (écouter à partir de 2’28) : http://www.radiobresse.com/

Vous trouverez le communiqué du SNUipp-FSU 71 ici :

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Déclaration SNUipp-FSU 71 du 6 novembre 2019

Le témoignage d’un enfant de prof’ dans libération, qui témoigne aussi du ras-le-bol : https://www.liberation.fr/debats/2019/10/31/lettre-d-un-fils-de-profs-a-la-republique_1760825

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Christine Renon

Article du 1er octobre 2019

Suite à la dégradation de nos conditions de travail, culminant avec plusieurs suicides de collègues, le SNUipp-FSU lance ses cahiers de doléances sur nos conditions de travail.

MODALITÉS DE MISE EN ŒUVRE DES CAHIERS : RETROUVER LE CHEMIN ET LA FORCE DU COLLECTIF !

Téléchargez le cahier ci-dessous, imprimez-le, écrivez, ou faites écrire (des pistes ci-dessous), puis faites remonter vos écrits au SNUipp-FSU 71 (photos ou scan des écrits, ou encore écrits partagés directement par mail).

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Cahiers de doléances 71

Écrivons, racontons, expliquons, déconstruisons notre quotidien professionnel. Dévoilons l’école telle qu’elle fonctionne et dysfonctionne. Mettons en lumière nos résistances pour envisager l’école telle que nous la faisons et la voulons. POSSIBILITÉS D’ÉCRITURE, LIBRES, INDIVIDUELLES ET/OU COLLECTIVES... Seul.e ou en équipe pour écrire son/ses/un/des récit.s individuel.s ou collectif.s, pour écrire par le détail, de façon factuelle des vécus professionnels. Il s’agit d’y mettre de soi, de nous, anonyme ou non... De dire les émotions, les ressentis, les doutes. Un.e membre de l’équipe peut servir d’écrivain.e public.que. L’important est de se sentir en sécurité.

• En conseil des maîtres.esses, en stage syndical, à toute occasion professionnelle SE RETROUVER POUR RACONTER, CONFRONTER, ANALYSER ET DÉCONSTRUIRE NOS VÉCUS PROFESSIONNELS,

• RETOUR À DES RÉUNIONS DE COORDINATION pour collecter les cahiers, les synthétiser et préparer des rassemblements,

• conférence de presse, etc. En l’absence de telles réunions, le SNUipp-FSU 71 assurera la coordination. Renvoyez donc vos textes au SNUipp !

• REMISE DE L’ENSEMBLE DES SYNTHÈSES À LA DSDEN

• Chercher le soutien des parents, les élu.es et l’opinion publique. Tout le monde doit pouvoir écrire !

« PLUS JAMAIS ÇA ! » DANS NOS MÉTIERS...

RECUEILLIR « TOUS LES PETITS SOUCIS... QUI OCCUPENT 200% DE NOTRE JOURNÉE » DANS TOUTES LES ÉCOLES. NE PLUS TAIRE ET AU CONTRAIRE, FAIRE CONNAITRE TOUS CES EMPÊCHEMENTS AUXQUELS NOUS FAISONS FACE QUOTIDIENNEMENT.


Article du 28 septembre 2019

DECES DE CHRISTINE RENON

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Remedium - L’histoire de Christine

Christine Renon, directrice d’école dans le département de la Seine St Denis s’est donné la mort sur son lieu de travail la semaine dernière. La lettre qu’elle a laissée ne souffre aucune ambigüité : ce sont bien les conditions d’exercice de son métier, imposées par l’institution, qui sont à l’origine de son geste désespéré : "je ne pensais pas que ce travail que j’ai tant aimé pourrait m’amener à cela". Le courrier qu’elle a souhaité voir diffuser ici

Il y a 10 jours, c’est une collègue des Bouches du Rhône qui a tenté de se donner la mort : voir article du Café Pédagogique "Le management mis en cause dans la tentative de suicide d’une enseignante".

Le(s) rassemblement(s), la tristesse, la colère et l’indignation ne ramèneront pas notre collègue. Pas plus que toutes celles et ceux qui ont été et sont abimés par une entreprise de démolition systématique et systémique de nos métiers et de notre outil de travail.

Ce qu’écrit et dénonce Christine Renon, c’est bel et bien le processus de déshumanisation qui est à l’œuvre partout.

• dans les hôpitaux et notamment dans les services d’urgence partout en France en grève depuis 6 mois.

• chez les pompiers, dans les EHPAD, dans le secteur de la petite enfance et de la protection de la jeunesse, du médico-social, de la culture, de la justice, et même dans la police et la gendarmerie.

La portée de l’acte de notre collègue Christine Renon va bien au-delà de l’École.

Faisons en sorte qu’elle ne soit pas morte en vain… Faisons résonner son cri d’alarme.

Christine, c’est toi, c’est moi, c’est NOUS

Ce sont les injonctions qui tombent d’en haut parfois contradictoires et de plus en plus déconnectées du travail de terrain

Ce sont les prescriptions ministérielles qui nous assomment nous dépossédant de notre métier

C’est la pression, l’infantilisation, l’hyper contrôle, ces pratiques de management ultra-libérales qui font des ravages

C’est l’impossibilité de bien faire son métier dans des conditions de plus en plus dégradées, la disparition des RASED, des élèves qu’on n’arrive pas à aider dans des classes surchargées, de l’inclusion « ratée » faute de moyens…

C’est l’absence de réponse, de soutien et de protection quand nous sommes confronté-es à des situations complexes ou de crise dans nos écoles

Ce sont les tâches qui s’empilent au fil du temps et des IEN qui nous renvoient aux fameuses 108h…

C’est d’avoir à absorber seul-e et toujours plus.

C’est le mépris d’une institution qui affecte de manière autoritaire, au dernier moment

C’est l’absence de formation…

La liste est longue et pourrait encore s’allonger…

Le ministère Blanquer, depuis son arrivée, a accéléré le processus de détérioration de nos conditions de travail.

Cette marche forcée de réformes rejetées par la profession, nous contraint à mettre en œuvre sous la pression hiérarchique des mesures qui heurtent notre professionnalité, voire qui bafouent les valeurs humaines et professionnelles que nous portons.

Alors STOP, ça suffit ! PLUS JAMAIS CA !!!

L’institution est responsable.

Le SNUipp appelle Jeudi 3 octobre, jour des obsèques de Christine Renon, à des rassemblements à partir de 17h devant les inspections de circonscription et l’inspection académique pour rendre hommage à notre collègue et faire entendre ses légitimes revendications,qui sont aussi les nôtres, concernant nos conditions de travail, les véritables besoins de nos élèves, des familles et de l’École publique.

Nous proposons à toutes les équipes de nous envoyer d’ici le 3 octobre, des photos, des textes, des revendications que nous afficherons et ferons parvenir à l’IA.

Fredéric Grimault, enseignant-chercheur, que nous avons reçu dans le département, répond aux questions qui lui ont été posées suite à l’article paru dans l’Humanité. "Dans cet article, j’essaye de mettre en regard le suicide d’une directrice d’école et les logiques managériales." Laurence De Cock, « Solaire » … De tous les mots prononcés en hommage à Christine Renon, directrice d’école à Pantin, c’est celui qui me reste.

https://blogs.mediapart.fr/laurence-de-cock/blog/260919/silence-meurt-0

La pétition intersyndicale : Plus jamais ça !

 

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