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6 janvier 2021

COVID-19 : TOUTES NOS INFOS

La situation des établissements scolaires en Europe

AEF info diffuse une carte d’Europe très intéressante. Celle-ci montre les dispositions qui ont été prises au niveau des établissements scolaires (ainsi que des indications succinctes sur les autres mesures sanitaires) en octobre et novembre ( carte accessible à partir de l’onglet de droite) et en décembre, janvier ( carte accessible à partir de l’onglet de droite). Toutes les informations apparaissent dans des info bulles qui s’affichent au passage de la souris.

Il semblerait que cette carte soit évolutive (régulièrement actualisée). Cette carte nous montre, notamment, que seules la France, la Norvège, la Suède et le Portugal ont maintenu tous leurs établissements scolaires ouverts en cette rentrée de janvier.

Carte de la situation des établissements scolaires en Europe


Article du 11 novembre 2020 :

Situation sanitaire, chiffres dans les écoles, ressenti des collègues, masques pour les enfants...

12 critères de vulnérabilité valant pour autorisation d’absence

Suite au décret du 10 novembre, 12 affections permettant d’être considéré·es « personnes vulnérables » sont reconnues et ouvrent le droit au télétravail ou aux autorisations spéciales d’absences (ASA). Lire ici

MASQUE POUR LES ENFANTS ? éléments de débat http://71.snuipp.fr/spip.php ?article2268

MOBILISATION : contexte COVID et système Blanquer. Comment la crise sanitaire révèle celle de l’éducation nationale... http://71.snuipp.fr/spip.php ?article2264


Article du 9 septembre 2020

ACTU : Le COVID partout, sauf dans les écoles ?

A LIRE : La mise des écoles sous cloche par le gouvernement...

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Nouvelle circulaire : décryptage

La circulaire en date du 14 septembre de la DGRH décline, pour le ministère de l’éducation nationale, des sports et de la jeunesse, les dispositions prises pour la fonction publique.

Elle confirme que la durée d’isolement passe de 14 à 7 jours et récapitule, pour les personnels l’ensemble des dispositions : de l’observation des gestes barrières à la typologie des différents groupes des personnels vulnérables, de la gestion des cas suspects, contacts ou encore de celle des parents d’enfants ne pouvant être accueillis en crèches collective, écoles ou collèges du fait d’une mesure de restriction d’accueil, en lien avec le covid.

Avec cette circulaire, la situation des personnels placés à l’isolement par l’ARS ou la sécurité sociale et en attente de résultat, est couverte par des ASA si le travail à distance n’est pas possible.

Pour le SNUipp-FSU, il reste à obtenir, pour celles et ceux qui vivent avec des personnes très vulnérables, les mêmes droits (travail à distance ou ASA).

Au-delà, la vigilance est de mise sur les situations :

- des agents ne relevant pas des quatre situations de « vulnérabilités » en vertu du décret du 29 août 2020 (cancer évolutif sous traitement, immunodépression congénitale ou acquise, être âgé de 65 ans ou plus et avoir un diabète associé à une obésité ou des complications micro ou macrovasculaires ; être dialysé ou présenter une insuffisance rénale chronique sévère) mais qui présentent l’un des facteurs de vulnérabilité, le travail à distance doit être proposé dans la mesure du possible. Si le travail en présentiel est maintenu, des mesures particulières doivent être appliquées : masques chirurgicaux de type II, des aménagements de la classe peuvent aussi être obtenus.

- de garde par nourrice agréée ou à titre gracieux qui doivent pouvoir être prises en compte au même titre que l’accueil en crèche.

D’autres zones d’ombre subsistent, notamment celle de personnels qui ne peuvent pas être reçu-es rapidement par un médecin et qui ne disposent pas d’un certificat de mise en isolement.

Il y a lieu, dans cette situation, de solliciter le médecin de prévention. Dans l’impossibilité d’un rdv, on peut alors conseiller à ce personnel de s’adresser à un service de consultation en ligne dont le médecin pourra, au regard de la consultation, lui fournir un certificat d’isolement et une prescription de dépistage.

Enfin, si les laboratoires sont débordés pour faire passer les tests de covid, vous pouvez passer par les infirmières libérales pour faire le test muni-es d’une ordonnance du médecin.

Par ailleurs la FAQ du ministère et les fiches COVID ont été mises à jour le 20/09/20

Elles modifient :

la définition des cas contact à risques.

Désormais, ne sont plus cas contact à risque et donc maintenus à l’école :

- les enseignant.e.s puisqu’ils/elles portent un masque (cat. I) et les élèves si un élève de la classe est cas confirmé ;

- les élèves dont l’enseignant est cas confirmé ;

- les élèves vivant dans le même foyer qu’un cas confirmé.

A contrario, sont cas contact à risques :
- les élèves et enseignant.e.s d’une classe dont au moins trois élèves, de fratries différentes, sont cas confirmés ;

- les membres de la communauté éducative non masqués ayant été en contact rapproché de plus de 15 minutes avec un cas positif non masqué également (lors de la prise de repas par exemple).

➢ la gestion des cas contacts à risque :

- les élèves reviennent à l’école après une période de 7 jours suivant le dernier contact avec le cas positif ;

- les adultes reviennent après un résultat négatif du “test PCR” qu’ils réaliseront 7 jours après le dernier contact avec le cas positif.

➢ les délais de retour à l’école pour les cas confirmés sont modifiés :
- cas symptomatiques : 7 jours pleins à partir de la date de début des symptômes. En cas de fièvre au 7ème jour, l’isolement se poursuit jusqu’à 48h après la disparition des symptômes.
- cas asymptomatiques : 7 jours pleins à partir du jour du prélèvement positif.

➢ d’autres modifications sont à noter :

- l’affirmation de l’efficacité des masques fournis par le MEN ;

- la disparition de la préconisation de la prise de température de l’enfant avant son départ à l’école ;

- l’ajout de “l’altération de l’état général” comme symptôme évocateur ;

- l’avertissement que la rhinite seule n’est pas un symptôme évocateur ;

- la précision que les voyages et sorties scolaires sont autorisés au plan national (sous réserve de restrictions préfectorales).

En attendant la nouvelle lubie de notre Sinistre dans les prochains jours ?


Article du 2 septembre

Deux réunions se sont tenues au ministère de la Fonction publique et au MEN au sujet du protocole sanitaire mis en place à la rentrée et des conditions dans lesquelles l’ensemble des personnels de la fonction publique auront à assurer leurs missions.

Lire ici : https://www.snuipp.fr/actualites/posts/des-cas-de-covid-comment-faire


12 mai

L’enquête du SNUipp-FSU 71 a été renseignée par plus de 280 d’entre vous. Les résultats et les analyses qui s’y lient, ainsi que les demandes du SNUipp ont été transmises au DASEN et à l’ensemble des IEN.

Retrouvez ce document ici :

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Enquête SNUipp 11 mai

Dans le même temps, au niveau national, le SNUipp a lancé une grande enquête sur le déroulement du confinement auprès d’Harris Interactive. Vous trouverez ci-dessous le retour de cette enquête qui sert de point d’appui pour nos discussions avec le ministère.

PDF - 1.7 Mo
Enquête Harris - L’enseignement à l’heure du déconfinement Snuipp-FSU

INTERPELLATION à l’IA-DASEN du 71, le 30 avril 2020

Copie à : Madame la Secrétaire Générale, Madame L’IEN Adjointe, Mesdames et Messieurs les IEN de circonscription.

Monsieur l’IA-DASEN de Saône-et-Loire,

Suite aux interventions publiques du Premier Ministre et du Ministre de l’Education Nationale, le SNUipp-FSU 71 vous interpelle car de nombreux points nous semblent encore à éclaircir afin de pouvoir organiser un retour dans les écoles présentant suffisamment de garanties pour la protection sanitaire des élèves et des personnels et proposant une organisation qui permettent d’y voir clair.

S’il nous semble en effet souhaitable, en particulier pour des raisons sociales, qu’un grand nombre d’élèves retrouvent la protection et l’ouverture que leur apporte l’école, cela ne saurait néanmoins se faire dans n’importe quelles conditions.

Vous trouverez ci-dessous les questionnements et conditions qui nous semblent devoir trouver réponse avant tout retour en classe. S’il nous semble peu probable que des réponses satisfaisantes à l’ensemble de ces points soient apportées d’ici au 12 mai, nous sommes néanmoins en attente de vos remarques et informations sur ces points.

14 questions en attente de réponses

=> Quelle prise en considération administrative et quelle démarche à suivre pour les enseignant.es qui ne pourront pas aller en classe (état de santé personnel fragile ou celui d’un proche, enseignant.es les plus âgé.es, enseignant.es trop angoissé.es par la situation pour envisager un retour à l’école) ?

=> Quels moyens de dépistage pour les personnels qui ne savent pas, aujourd’hui, s’ils sont porteurs du virus et ne veulent prendre le risque de le transmettre à leurs élèves et leurs collègues ?

=> Quelle responsabilité incombe aux enseignant.es et directrices et directeurs par rapport à l’accueil des élèves en matière de santé ? Quel sont les risques légaux encourus par les personnels si les élèves contractent le virus à l’école ?

=> Masques de protection : pour qui ? Est-il possible de faire porter des masques à des enfants ? Si oui à partir de quel âge ?

=> Comment faire respecter aux élèves les gestes barrières dans une classe, en récréation, à la cantine ? Comment assurer la non-propagation virale par le matériel utilisé (jeux, jouets communs, mais aussi cahiers, livres partagés, matériel pédagogique non-individuel ou circulant entre les élèves et l’enseignant.e…) ? Doit-on faire classe sans ce matériel ? Auquel cas, comment faire ? Ou doit-on faire classe avec ce matériel ? Auquel cas pouvez-vous nous préciser les conditions sanitaires et les pratiques requises ?

=> Quelle prise en compte de la situation de nos collègues ayant des enfants de moins de 16 ans ? Leurs enfants seront-ils accueillis comme ceux des personnels prioritaires ?

=> Il y a en effet des enfans dont l’accueil est prioritaire (enfants de soignant.es, Aide Sociale à l’Enfance, forces de l’ordre...enseignants ?). Puisqu’un accueil par roulement a été demandé par le gouvernement, il y a des jours où ces enfants n’auront pas classe. Quelles seront modalités pour la prise en charge de ces enfants ? Comment faire si leur présence fait dépasser le nombre maximal d’enfants accueillis ? Sont-ils prioritaires sur les autres élèves ? Renverra-t-on les autres élèves ? Ou assume-t-on que le plafond du nombre d’élèves par classe évoqué par le gouvernement est intenable ? Est-ce votre avis ? Si c’est le cas, allez-vous le communiquer au directeurs, aux élu-es et à la population ? Que pensent les autorités sanitaires de cette éventuelle position ?

=> Quelles modalités pour limiter le nombre d’élèves par enseignant.e ? Quels critères pour choisir les élèves qui viennent ou non à l’école ? Les familles ont-elles le droit de scolariser leur enfant, puis de changer d’avis ? Si des familles décrocheuses ne sont pas volontaires pour envoyer leur enfant à l’école, que faire ?

=> Quelle organisation envisager pour éviter les attroupements aux abords des écoles et dans les couloirs des écoles maternelles ? => Qu’en est-il de la reprise pour les élèves en situation de handicap dans les écoles ou en établissement spécialisé ? Les inclusions seront-elles envisagées ? Qui est prioritaire dans une classe lorsque le plafond du nombre d’élèves est atteint ?

=> Quelle solution pour un élève en situation de handicap si l’AESH n’est pas présent.e ? Si l’AESH est présent.e, quelles mesures sanitaires spécifiques pour gérer une indispensable proximité avec l’élève ? Lorsque le moyen de compensation est mutualisé, comment sera réparti le temps de présence de l’AESH de deux enfants scolarisés en même temps dans deux lieux différents ?

=> Quelle organisation matérielle pour les prises de repas dans la classe ? Si le personnel municipal est insuffisant pour les encadrer, qui le fait ? Quel lieu de travail reste-t-il pour les enseignant.es durant le temps méridien ? Par ailleurs les enseignants doivent-ils rester toute la journée à l’école ? Si oui, comment faire classe à l’autre partie de la classe en distanciel depuis l’école s’il reste des élèves de la classe dans l’école ? Les enseignants ne pourront pas à la fois assurer une journée de classe en présentiel et un suivi à distance. Ou pensez-vous que si ? Le Ministre a-t-il donné des consignes en la matière ? Comment d’ailleurs faire classe en distanciel depuis l’école si le matériel informatique de l’école est obsolète ?

=> Quel suivi pédagogique sera proposé, et par qui, pour les élèves qui ne seront pas en classe mais dont l’enseignant animera la classe à l’école ?

=> Qui prendra en charge les élèves à l’école si leur enseignant n’est pas en présentiel ? Ces élèves seront-ils prioritaires sur les autres pour être accuellis ?

12 conditions pour rouvrir les écoles

=> La possibilité de télétravailler pour les enseignant.es qui ne peuvent aller à l’école et l’attribution d’autorisations d’absence avec plein traitement pour les personnels qui ne peuvent le faire (devant garder leurs enfants par exemple).

=> La garantie d’une dotation suffisante en matériel de protection (masques, gel hydroalcoolique) et d’au moins un thermomètre par école pour tester chaque enfant en début de journée et selon les besoins (selon la taille des écoles).

=> La vérification du nombre de points d’eau et de poubelles adaptées dans les écoles, la présence de savon et d’essuie-mains jetables.

=> La désinfection régulière des salles, du mobilier et du matériel utilisé quotidiennement.

=> La possibilité de tester les personnels et les élèves symptomatiques ou à risque ainsi que ceux et celles qui le souhaitent.

=> La limitation des effectifs bien en-dessous des 15 élèves/classe annoncés par le Ministre, chiffre à nos yeux inadapté pour les écoles dont la majorité des classes font moins de 50m². Un effectif maximum de 8-10 en CE-CM, 5 pour les GS et CP et une réflexion sur la pertinence de faire effectivement venir dans les écoles les plus jeunes encore incapables de suffisamment de contrôle pour respecter le moindre geste barrière est demandée.

=> Une information claire et précise avant toute reprise sur la mise en œuvre des mesures de prévention et d’hygiène, sur les obligations sanitaires et les droits des personnels, en particulier en termes de responsabilité civile et/ou pénale.

=> La mise en place de cellules de soutien psychologique pour tou.tes les agent.es et les élèves qui en auront besoin. Le traumatisme de la population auquel le pays devra faire face (maladie, décès, violences conjugales et familiales…) doit en effet être anticipé.

=> Une pré-rentrée d’une durée suffisante pour que l’accueil des élèves ne se passe pas dans des conditions d’insécurité ni d’angoisse exacerbée par l’impréparation. Une journée ne semble pas suffisante.

=> Une clarification du Ministère par rapport aux contenus pédagogiques : le confinement n’a pas pu être l’occasion de nouveaux apprentissages et la période de semi-scolarisation à venir ne pourra l’être davantage puisque l’ensemble des élèves ne sera pas présent dans les classes. Cette clarification devra également avoir lieu localement par la DSDEN.

=> Une clarification par rapport aux missions : les enseignant.es présent.es en classe ne pourront doubler leur journée de travail en assurant par télétravail la poursuite des activités avec les élèves non présent.es.

=> La garantie que le Covid-19 soit reconnu maladie imputable au service.

En attendant de recevoir de votre part des éléments de réponse à ces questionnements,

nous vous prions de croire, M. L’IA-DASEN de Saône-et-Loire, à notre dévouement au Service Public d’Education.

Le Conseil syndical du SNUipp-FSU 71


Article du 26 avril 2020

En l’attente de la déclaration du Premier Ministre à l’Assemblée Nationale...

Positionnement de la FSU sur la réouverture des écoles le 11mai :

Réouverture des écoles et établissements scolaires le 11 mai : une décision politique au doigt mouillé ?

A la demande du Président de la République, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran a installé un conseil scientifique pour éclairer la décision publique dans la gestion de la situation sanitaire liée au Coronavirus. Ce comité a rendu son avis concernant une ouverture des établissements scolaires à partir du 11 mai. Le Conseil scientifique écrit qu’il « propose de maintenir les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités fermés jusqu’au mois de septembre » mais « qu’il prend acte de la décision politique de réouverture au 11 mai ».

A quoi sert de s’entourer d’un comité scientifique si son avis n’est pas pris en compte et que c’est une décision politique qui prévaut ? Sur quelle autre autorité médicale s’appuie donc cette décision politique ?

Actant cette décision, le conseil scientifique donne des préconisations sanitaires, insiste sur la nécessité de formation sanitaire, sur le fait que l’ensemble de la communauté doit être associé au processus de réouverture et sur l’indispensable progressivité et adaptation.

Si le gouvernement prend la responsabilité d’une ouverture, elle doit s’appuyer sur un cadre national où la santé et la sécurité des personnels et des élèves doit primer sur toute autre considération. La FSU revendique et attend un protocole précis qui devra être soumis au CHS-CT, et aux autorités médicales pour avis, la date du 11 mai est donc largement prématurée au regard de la capacité de maîtrise actuelle du risque sanitaire affichée par le ministère.

Une fois ce protocole sanitaire validé, il doit servir de base et de boussole pour toutes les déclinaisons locales qui s’effectueront sur le temps long du fait des grandes disparités des espaces et des organisations scolaires dans les écoles et les établissements. La mise en œuvre doit être concertée entre enseignants, représentants des parents et élus locaux dans les conseils d’école et d’établissement et, à minima, la première semaine de reprise doit y être consacrée. Si les mesures sanitaires ne peuvent être mises en œuvre, si les masques ne sont pas fournis, ou si une double journée venait à être demandée aux enseignants pour assurer le présentiel et le distanciel, aucune ouverture ne pourrait avoir lieu avant septembre. Nous attendons aussi la garantie que le fait d’avoir contracté le COVID soit reconnu comme un accident de service pour les personnels.

Le positionnement du gouvernement, et du ministère de l’éducation nationale qui s’affranchit des avis médicaux génère l’inquiétude, et l’anxiété légitimes chez les collègues.

La FSU continue d’exiger des consignes sanitaires strictes pour protéger les collègues, les élèves et les familles. Dans l’immédiat, les garanties sanitaires ne sont pas satisfaites et les conditions ne sont pas réunies pour une réouverture le 11 mai.

Le 26 avril 2020


Article du 19 mars 2020

COVID-19 : POSITIONS DU SNUipp-FSU 71 au 19 MARS 2020

Chères et chers collègues, camarades syndiqué-es ou non,

Nous sommes entré-es collectivement dans une sorte de tunnel dont la longueur est fluctuante.

On espère tout d’abord que vous vous portez bien.

Sur le métier et les conditions de travail du moment, le SNUipp71 s’emploie pour l’heure à alerter les pilotes, dans le but de protéger les personnels, de permettre la continuité de l’accueil des enfants de celles et ceux qui font tourner le pays tant bien que mal (soignants, administratifs, éboueurs, postiers, employés des lieux de vente de produits de première nécessité....) Voir notre interpellation sur ce lien. Vous l’avez déjà reçu par mail. http://71.snuipp.fr/spip.php ?article2132

Ce qu’il faut retenir des actuelles positions du SNUipp71 :

1. On est solidaires. Entre collègues, avec les soignants et personnels indispensables sur le terrain, avec notre famille, nos proches, nos voisins....On ne peut pas à la fois trouver normal que des personnels remplissent les rayons des supermarchés pour faire nos courses, et trouver anormal que les mêmes personnels nous déposent leur enfant à l’école. C’est donnant-donnant. Ainsi, on accueille si un parent est soignant et l’autre parent n’est pas soignant mais qu’il exerce un métier indispensable et s’ils n’ont aucun autre moyen de garde. Les abus (rares pour l’heure) seront à traiter au cas par cas.

2. On ne joue pas aux héros. Si vous êtes fragile, "à risque", vous restez chez vous le plus possible. Ce n’est pas à vous de faire l’accueil volontaire dans les écoles.

3. Des protections pour les volontaires : masques et gel. Le SNUipp interpelle à tour de bras. N’hésitez pas à faire remonter des difficultés dans telle ou telle commune. Ici ou là des accueils s’organisent. Ne vous laissez pas forcer la main par qui que ce soit, collègue ou IEN. Des modalités différentes s’observent. Des collègues tournent sur 2 jours, 1 jour ou une demi-journée.

4. Il n’y aura pas de "continuité pédagogique" pour les élèves qui viennent à l’école, car elle est impossible. Il y aura trop de turn over d’adultes face aux élèves pour assurer leur accueil. Tout au plus il y aura qqs activités dites scolaires. Ce n’est pas grave. L’enjeu est ailleurs. Il faut déjà rassurer ces élèves dont les parents sont exposés. Rassurer les parents aussi. Pendant ces beaux jours, on a bien mieux à faire dehors, dans la cour de récré qu’enfermés dans une classe. C’est aussi une question de bon sens pour limiter la promiscuité. Il n’y aura pas de flicage des IEN. LE SNUipp y veille et a déjà condamné ouvertement, à l’IA-DASEN et aux IEN du département, le tableau de remontées des activités par la Circo de Chalon 1 (qui notamment demande la fréquence de transmission des contenus péda aux familles et quels sont les contenus que vous faites passer). Si vous êtes dans la circo, ne faites pas remonter ce tableau !!!

5. "Continuité pédagogique" pour les autres. Vraiment ? Blanquer ne parle que de ça... Certes, le lien avec le maître ou la maîtresse est important en ces temps inédits. Cela peut être rassurant pour nos élèves. Pour autant, les élèves sont redevenus enfants, car ils sont à la maison. Il n’est pas possible de trop les charger de propositions pédagogiques. Il faut savoir raison garder. Pour qui travaillons-nous ? Pour notre conscience ? Pour Blanquer et son armada de chefs ? Ou pour nos élèves ? Nos élèves certainement...Or, nos élèves redevenus enfants ne travailleront pas comme s’ils étaient à l’école. Ce n’est pas grave... Les parents télétravaillent à la maison, il y a du stress en cette période incertaine, des familles sont très éloignées des codes de l’école, ou tout simplement ne réunissent pas les conditions matérielles pour le faire...(pas d’ordi, ou ordi à partager entre parents au télétravail et fratrie d’enfants avec chacun leur petit travail scolaire à faire....multiples situations). Meirieu, le premier d’entre nous, le dit d’ailleurs.Profitons de l’occasion pour les inviter à des communications authentiques par courriel avec leur famille, leurs amis, leur maîtresse. Les réseaux sociaux (notamment le téléphone) le permettent facilement. Le travail à domicile, nous le savons, exacerbera les disparités, les inégalités. Des enfants ne seront pas accompagnés à la maison pour ces tâches dites "scolaires". Pire, certains seront mal accompagnés à la maison. Nous avons la responsabilité de le prendre en compte et de limiter les attendus. Entre militant-es du SNUipp, (certain-es d’entre nous sommes aussi parents), nous avons constaté des disparités de quantités de tâches à faire allant du simple au triple en terme de temps pour des élèves de même niveau !!! Il faut absolument calmer le jeu, et limiter les attendus. Privilégions qqs tâches et laisson le reste de côté. Si des familles sont en demande, insistons sur la valeur facultative des tâches complémentaires. Nous pensons que cela soulagera les familles qui rencontrent des difficultés, mais aussi permettra aux élèves demandeurs de poursuivre par d’autres activités basées davantage sur le ludique ou la découverte. Enfin, ça vaut ce que ça vaut...mais, en discutant entre nous, nous pensons qu’un enfant peut raisonnablement "travailler" à la maison, dans ce contexte, MAXIMUM entre 30 minutes et 1h par jour s’il est en maternelle (selon l’âge), 1h30 pour un enfant de cycle 2 et 2h pour un enfant de cycle 3. Et basta ! Notre humble avis...

6. URGENT : travailler le samedi, le dimanche, le mercredi... ? Pour le SNUipp-FSU 71, on ne travaille pas sur ces temps, mais...pas d’opposition au bénévolat solidaire. Nous ne laisserons pas être inscrit dans le marbre que les enseignant.es peuvent être réquisitionné.es par leur administration un mercredi, un samedi ou un dimanche. Si cela arrivait nous nous opposerions immédiatement. Nous avons toutes les raisons de nous méfier de ce que le gouvernement pourrait faire d’une telle mesure après la crise du Covid-19. Ceci dit, nous devons aider les soignant-es. Le SNUipp71 ne fera pas de blocage au bénévolat du week-end. Plusieurs de ses militant-es sont d’ores et déjà volontaires pour le week-end à venir. Mais qu’il soit bien clair qu’il s’agit de l’exercice volontaire et spontané (aucune pression ne sera admise, tout particulièrement sur les directeurs) d’une solidarité, et non d’un temps de travail soumis à l’employeur.

Vous avez des idées, des envies, des choses à mettre en commun, n’hésitez pas à nous en faire part à cette adresse : snu71@snuipp.fr

D’ici là, portez-vous bien.

Lire l’interpellation du SNUipp-FSU 71 à l’IA-DASEN et aux IEN ici


16 mars

Cet article est complété et mis à jour au fur et à mesure des informations qui nous arrivent.

Dans le cadre de l’épidémie de coronavirus, le courrier reçu hier dans nos boîtes professionnelles émanat du Cabinet de la Rectrice est clair : "Les seuls personnels présents dans les établissements sont ceux nécessaires à l’ouverture des locaux et à l’accueil des enfants de personnels soignants et sans autre moyens de garde."

En d’autres termes, selon le SNUipp-FSU 71, on peut ainsi fixer les priorités pour ce lundi :

1- Les personnels fragiles veillent en priorité à se préserver et à ne pas s’exposer. Les personnels qui doivent assurer la garde de leurs enfants peuvent renvoyer à leur IEN le formulaire ci-dessous.

2- Jouer notre rôle dans la chaîne de solidarité en mettant en place l’accueil des enfants de personnels soignants dans l’école dans les meilleures conditions, tout en préservant les personnels fragiles. La présence dans les locaux de l’école doit être minimale et subordonnées à des conditions permettant un accueil qui préserve la santé des enfants et des personnels (masques, gel hydroalcoolique, serviettes jetables, ...). On peut s’attendre à des consignes institutionnelles précises dans la journée. En cas de doute ou de problème, contactez votre IEN.

3- Chercher à garantir au mieux la continuité du service public en construisant collectivement (mais à distance) des modalités de télé-travail et/ou de transmission de documents aux familles.

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covid-19-attestation-garde-enfant

Continuité pédagogique ? concrètement, qu’est-ce qu’on fait lundi ? Quelques informations pratiques au 13 mars 2020 :

- A partir de lundi 16 mars, l’accueil des élèves est interdit excepté les enfants des personnels soignants. => L’ARS fournira la liste des enfants concernés. Quand ? on ne sait pas.

- A partir de lundi, les enseignants viennent à l’école ou font du télétravail. => Dans la mesure où votre employeur ne peut garantir votre santé ou votre sécurité, demandez à faire du télétravail à votre IEN.

- Pour les enseignants de RPI : possibilité de se réunir dans une même école.

- Chaque classe peut choisir les modalités et supports d’enseignement à proposer aux élèves. => Aucune plateforme ne peut être imposée par l’inspection.

- Aucune sortie scolaire ne se déroulera jusqu’à fin avril.

- Qu’en est-il pour les établissements spécialisés ? => Ces établissements ne sont pas gérés par l’Education Nationale. Chaque direction décide de fermer ou non son établissement.

- Les horaires de travail restent identiques.

— -

Le 12 mars au soir, le Président a annoncé la fermeture des écoles et établissements scolaires à partir de lundi et jusqu’à nouvel ordre pour cause d’épidémie de coronavirus. Lors des premières fermetures dans l’Oise, le Morbihan et le Bas-Rhin, le Ministre avait insisté sur la "continuité pédagogique" via des plateformes dématérialisées du CNED. Pour le SNUipp-FSU 71, si la fermeture des établissements scolaires est une bonne chose que la FSU demande depuis quelques temps déjà, pour protéger les élèves et les personnels, cette continuité pédagogique est un leurre.

Quelques éléments d’analyse :

ENSEIGNEMENT À DISTANCE, TRAVAIL HORS LA CLASSE & CONTINUITÉ PÉDAGOGIQUE

Depuis vendredi et suite à l’annonce du 1er ministre de la fermeture de toutes les écoles et établissements scolaire de l’Oise et du Bas Rhin, aucune information officielle ou départementale n’est parvenue aux personnels. Cette demande a été exprimée fortement par la FSU depuis une semaine : comment continuer d’interdire les rassemblements collectifs dans notre département et laisser les écoles et établissements ouverts ? C’était incompréhensible.

Aujourd’hui, c’est chose faite avec l’annonce présidentielle de la fermeture de toutes les écoles de France à compter de lundi 16 mars

Les demandes de l’administration

Les demandes exprimées par le ministre en matière de « continuité pédagogique » sont, dans la très grande majorité non règlementaires et donc soumises à l’accord de la directrice ou du directeur ainsi que des adjoint-es de l’école.

- Suis-je obligé-e d’appeler les parents ? Non

- Suis-je obligé-e d’ouvrir un espace « ma classe virtuelle » sur le site du CNED ? Non

- Suis-je obligé-e de me déplacer sur mon école pour y apposer une affiche informative ? Non

- Suis-je obligé-e de constituer des listes (mails, téléphones de parents…) en dehors de tout cadre réglementaire et de la réglementation en vigueur en matière de respect des données à caractère personnel (RGPD,…) ? Non

- Suis-obligé-e de communiquer aux familles des fichiers ou d’autre matériel de la classe ? Non

- Suis-je obligé-e d’assurer une forme de continuité pédagogique ? Non

- Suis-je obligé-e de répondre à toute heure du jour et de la nuit à mon IEN ? Non

A ce jour, les directives du ministre et du DASEN restent encore à être connues, mais prenons les devants avec les éléments de langage ministériels dont nous disposons.

Notre travail est, depuis des années, dégradé, rappelons-nous le suicide de notre collègue Christine Renon. Il n’est plus possible de compter uniquement sur la « conscience professionnelle » de directrices-directeurs et adjoint-es très largement investi-es pour pallier les manques de l’administration :

Où est la continuité pédagogique rabâchée par le ministre quand un-e enseignant-e est absent-e une semaine sans être remplacé-e ? Ou quand les brigades ont vu leur remplacement arrêtés pour être envoyés en catastrophe sur une autre école ? Où est l’administration quand des conflits avec des parents ou élu-es atteignent leur paroxysme sans répondre ? Les collègues aimeraient bien recevoir des SMS ou être appelé-es… Où est l’administration quand toutes les écoles ne sont pas encore dotées de savon et de solutions hydroalcooliques même ce vendredi en pleine épidémie ? Le seul gel que nous connaissions dans les écoles est celui du point d’indice ! Où est l’administration quand, dans certaines écoles, il n’y a qu’un ordinateur (vétuste) pour plus d’une dizaine de collègues ? Où est l’administration quand les collègues souhaitent une vraie formation ? Où est l’administration quand les délégué-es des personnels réclament depuis plusieurs années une médecine du travail ? Où est l’administration quand les délégué-es du personnel ne cessent de remonter les doléances des collègues qui sont souvent les mêmes (injonctions, manque de reconnaissance, …) ?

Les personnels de l’éducation nationale, et particulièrement du premier degré, n’ont reçu aucune formation généralisée sur la mise en place d’ENT ou de blogs de classe. Lorsque ces derniers sont déjà mis en place ils le sont très généralement dans le cadre d’un projet de classe ou d’école afin d’y associer les familles et limiter la fracture numérique. Mais il n’y a pas d’obligation à mettre en place ces outils « en catastrophe » et « en se débrouillant tout seul ».

Les personnels de l’éducation nationale n’ont jamais reçu de dotation financière ou de matériel afin de s’équiper en informatique et en connexion internet. Il ne peut donc rien être imposé à distance aux personnels sur ces aspects.

Les personnels de l’éducation nationale ont eux aussi des enfants qui n’iront pas à l’école pendant la période de fermeture et donc doivent aussi s’en occuper et seront donc très occupés chez eux aussi.

Plus généralement, nous invitons les personnels à la prudence et à ne pas mettre le doigt dans l’engrenage. Les inégalités sociales qui traversent l’école et notre pays sont importantes et n’excluent absolument pas l’usage du numérique :

Car du côté des élèves et de nos familles nous savons que l’accès au numérique n’est pas égal, loin de là. Vous le savez, toutes les familles de votre école ou de votre classe sont différentes du point du vu de leur origine social et donc de leur capital culturel. La réussite scolaire n’échappe pas à la règle tout comme l’accès au numérique…

Des inégalités sociales renforcées

Comme tout travail scolaire réalisé à la maison, le dispositif en ligne « Ma classe à la maison » renforce les inégalités scolaires fondées sur les inégalités de ressources économiques, éducatives et culturelles des familles.

Le dispositif se confronte à la problématique générale de la « fracture numérique » : le dispositif suppose un équipement informatique complet (PC + imprimante), une connexion haut débit pour les activités interactives et un espace de travail propice à la concentration de l’enfant, plusieurs heures dans la journée, ce qui n’est pas possible dans les logements les plus modestes.

Avez-vous-compté le nombre de familles de votre classe ou école qui disposent d’une adresse mail valide ? Et la consultent régulièrement ? Des collègues l’ont fait et dans certaines écoles, moins de 10% des familles renseignent leur adresse mail sur la fiche de renseignement annuelle.

Les procédures d’accès à la plateforme et d’utilisation des modules supposent une bonne maîtrise du français écrit et de ressources avec lesquelles seules les classes moyennes et supérieures sont conniventes. Aucune consigne n’est disponible sous forme orale ou dans d’autres langues pour les parents non francophones.

Les impressions sont très importantes (environ deux cents pages et plus au cycle 3). Les livrets devraient être imprimés par l’institution pour être mis à disposition des familles.

L’ensemble des ressources proposées est particulièrement fourni et peut décourager la lecture des parents qui maîtrisent le moins la langue écrite. Aucune aide méthodologique n’est proposée pour l’articulation des différents supports (cahiers, activités interactives, livres numériques), ce qui suppose également un usage expert, réservé aux familles qui maîtrisent les codes de l’école.

Un accompagnement pédagogique qui ne va pas de soi

Le déroulé des activités suppose la présence d’un tuteur, idéalement adulte auprès de l’élève qui réalise les activités. Cela pose la question de la disponibilité de l’adulte et de la mise en œuvre des dispositifs de compensation financière des jours consacrés à la garde des enfants. Si l’indemnisation est garantie pour les salarié-es, qu’en est-il pour les travailleurs et travailleuses précaires, intérimaires, rémunéré-es à la tâche, etc ?

Les consignes données aux tuteur-tutrice font référence à un registre pédagogique, là encore fortement discriminant sur le plan du capital culturel (« faire émerger les souvenirs de l’activité », « prolongements », etc.).

De manière générale, la substitution du parent profane à l’expert pédagogique qu’est l’enseignant-e pose problème, en termes de reconnaissance de la professionnalité enseignante et de banalisation de l’idée selon laquelle n’importe qui pourrait enseigner. C’est évidemment un leurre car le repérage de ce qui fait obstacle aux apprentissages, des erreurs types impliquant telle ou telle remédiation (notionnelle ou méthodologique), de l’équilibre entre étayage et dés-étayage relèvent bien de l’expertise pédagogique de l’enseignant-e.

Les interactions entre des élèves qui éprouvent des difficultés dans leurs apprentissages et des parents démunis du point de vue de l’intervention pédagogique ont toutes les chances d’occasionner malentendus, tensions et in fine dévalorisations de l’image de soi des enfants (en « échec ») et des adultes (incapables de proposer une aide).

Conclusion

Où est la réflexion sur les rapports à l’écran et particulièrement des jeunes enfants quand les autorités sanitaires invitent les familles à la prudence sur l’utilisation du numérique pour les plus jeunes ?

De manière générale, la continuité pédagogique peut-elle être assurée hors la classe ? Rien n’est moins sûr, tant elle est dépendante des grandes disparités des réalités sociales et culturelles des familles et de leur rapport à la culture scolaire (suivant que les enfants ont, pour reprendre les concepts de Lahire, des « vies augmentées » ou « diminuées ») et privée de l’expertise professionnelle enseignante. Plutôt que de faire la classe à la maison, ne serait-il pas plus profitable pour les enfants et leurs familles, dans un contexte sanitaire qui peut être anxiogène, de mettre entre parenthèses le temps de l’école et privilégier les activités éducatives (se promener, jouer, bricoler, cuisiner, etc).

Face à une situation exceptionnelle qui nécessiterait l’utilisation à grande échelle de l’enseignement à distance, Jean Michel Blanquer sur ce sujet comme sur d’autres devrait faire preuve de plus de mesure. Si l’on peut parler de "continuité scolaire" il est abusif de parler de "continuité pédagogique". C’est un peu comme si on expliquait que des cahiers de vacances peuvent remplacer des enseignant-es.

Notre Ministre voudrait faire croire à l’opinion publique que dès lundi matin l’enseignement à distance sera enclenché. C’est un leurre pour masquer le manque d’anticipation.

Cher-es collègues, soyons prudent-es. Refusons les abus. Dans chaque équipe, concertons-nous avant de prendre des décisions !

Saisissez le SNUipp-FSU en cas de problème !

Et les retraites ?

Il est tout de même douloureux, après des mois de lutte contre la destruction de notre système de retraites, d’entendre le Président déclarer ce soir : "Je compte sur nous tous pour inventer dans cette période de nouvelles solidarités. Cette crise doit être l’occasion d’une mobilisation nationale de solidarité entre générations". Lui qui détruit semaine après semaine, loi après loi, les solidarités existant dans notre pays depuis la Libération.

Pour la FSU, si tout dans le pays s’arrête, si les rassemblements (et donc les manifestations) sont interdits, alors le processus législatif sur les retraites doit lui aussi être interrompu jusqu’à nouvel ordre.

Nous attendons les déclarations gouvernementales sur le sujet.

 

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